Offre d'emploi : Professeur en physiologie des plantes

Offre d'emploi : Professeur en physiologie des plantes

L'université de Montpellier propose une offre d'emploi de Professeur "Enseignement en adaptation physiologique de la plante en réponse à son environnement"

Contexte
Les conditions climatiques Méditerranéennes sont caractérisées par des étés chauds et secs, suivis d’hivers relativement peu rigoureux et de printemps précoces, avec des extrêmes qui vont s’intensifier à court terme sous l’effet des changements climatiques en cours. Les plantes méditerranéennes sauvages ou cultivées sont vulnérables face à l’évolution rapide de ces conditions qui affectent leur phénologie, leur croissance et leur reproduction (annuelle et interannuelle) et augmentent les risques de dégâts graves tels que des gels printaniers de fleurs, des brulures sur feuilles et organes reproducteurs en été, des défoliations et des pertes de capacité photosynthétique et in fine la quantité et la qualité des productions. Comprendre les processus adaptatifs des plantes sous contraintes climatiques méditerranéennes sera essentiel pour limiter les dommages et les variations en quantité ou qualité des productions des plantes cultivées dans ces régions.
La recherche développée visera une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires de perception et de réponse aux contraintes environnementales et l’exploration de spécificités variétales dans ces réponses. En termes applicatifs, ces recherches contribueront à proposer de nouvelles stratégies pour obtenir des variétés adaptées et résilientes, en fonction des zones de culture et environnementales.

Activités de recherche
Le/la professeur.e développera ses recherches au sein de l'UMR AGAP Institut (Amélioration génétique et adaptation des plantes méditerranéennes et tropicales), en s’insérant dans l’une des équipes développant des recherches associant physiologie, biochimie et génétique/génomique. Les activités de recherche porteront, en adéquation avec les activités d’enseignement, sur la compréhension des mécanismes de perception et de réponse des plantes aux changements climatiques en mobilisant des approches multi-omiques, permettant de relier mécanismes physiologiques et expression des génomes. Ces recherches contribueront largement au Pôle AEB de l’Université, plus particulièrement au PTL 1 dont l’objectif est d’étudier comment les plantes répondent aux stress environnementaux multiples en utilisant une approche multi-échelles, de la molécule à l’écosystème. Un focus particulier sera porté sur les mécanismes activées en réponse à des stress récurrents – dans un premier temps abiotiques - et les possibles effets « priming » dans la construction des phénotypes. L'étude de la présence et du rôle de marques épigénétiques susceptibles de s’accumuler au cours de la vie de la plante et d’inférer avec l’expression des gènes pour réguler finement ses réponses développementales et physiologiques aux facteurs environnementaux constituera une piste de recherche possible.
Le/la professeur.e pourra interfacer ses recherches avec celles des spécialistes en analyses multi-omiques et des génomiciens de l’unité d’accueil et plus largement de la communauté du pôle AEB. Il/elle collaborera aussi avec les chercheurs caractérisant les réponses phénotypiques pour les traits les plus pertinents pour l'adaptation au changement climatique.
En termes d’espèces support, les espèces pérennes fruitières - particulièrement vulnérables face aux changements climatiques et dont phénologie du développement à la fois végétatif et reproductif nécessite une interaction fine avec les conditions environnementales tout au long de l’année climatique - constituent des modèles de choix pour explorer les mécanismes adaptatifs à la fois sur des pas de temps annuels et pluriannuels. Ces espèces permettent également d’aborder des questions originales telles que la transmission possible d’un effet de priming par greffage. Alors que la compréhension du rôle des marques épigénétiques est en pleine émergence chez de nombreuses espèces, leur décryptage chez les espèces pérennes sera particulièrement innovant scientifiquement tout en répondant aux besoins de nouvelles stratégies d’adaptation des agrosystèmes.
L’équipe choisie orientera le choix de l’espèce étudiée et des transversalités pourront être établies entre espèces fruitières travaillées dans l’unité (i.e. pommier, agrumes, vigne, olivier, cacao). A moyen terme, les conditions de stress étudiées pourront se complexifier et évoluer vers des stress multiples, combinant stress abiotiques et biotiques.

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