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Dernière mise à jour : Mai 2018

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GIS Fruits

Les impacts du réchauffement climatique sur les espèces fruitières en France à dire d’experts

Les impacts du réchauffement climatique sur les espèces fruitières en France à dire d’experts
Le GIS fruits a lancé une enquête auprès des producteurs et autres acteurs de la production fruitière afin de recueillir leurs observations et avis en matière d’impacts et conséquences du changement climatique. Le GIS Fruits publie les premiers enseignements de cette enquête qui figurera dans un ouvrage de synthèse à paraître en 2021.

Les producteurs de fruits ainsi que les professionnels de la filière fruits œuvrant aux différents niveaux de la production, de la parcelle à la région de culture, accumulent à long terme de l’expérience en matière de fluctuations et particularités du développement annuel des espèces cultivées.

Valoriser les expériences de terrain

Généralement non écrits mais mémorisés, les savoirs acquis au contact direct de la production gagnent à être valorisés en termes de dires d’experts en complément des observations et analyses issues de l’expérimentation et de la recherche.

L’enquête a permis de collecter un nombre suffisant de réponses individuelles. Leur précision sur les faits relatés et leur représentativité quant à la diversité des bassins de production et des espèces cultivées permet de présenter ici une synthèse des réponses concernant les impacts du réchauffement climatique au sens strict (augmentation des températures).

Impacts sur la fluctuation des dates de floraison

L’époque de floraison est souvent signalée comme ‘ayant eu tendance à être plus précoce qu’autrefois’. Ce constat est notamment établi pour les espèces à pépins et à noyau par des producteurs et agents du développent basés dans les régions de culture méridionales (Languedoc, basse vallée du Rhône). Une même tendance est également mentionnée dans des régions plus septentrionales comme la Lorraine pour la cerise et la prune (mirabelle notamment) dont la floraison moyenne aurait avancé d’environ 7 jours (en se situant vers le 7 avril versus le 14 avril ‘autrefois’). Dans la région relativement montagneuse massif du Pilat (Loire) la floraison du pommier aurait avancé de 7 à 10 jours par rapport aux années 80 (aux dires des plus ‘anciens’) tandis que cette avancée aurait été moins marquée pour les espèces à noyau. Une plus grande précocité de floraison semble également avoir pu se manifester chez des espèces à petits fruits comme cela est rapporté pour la Myrtille commune (Vaccinium myrtillus) en Ardèche. Par contre l’époque de floraison du châtaignier n’aurait pas présenté de modifications notables (Ardèche, Lot).

Plus généralement, le déroulement de la floraison des arbres fruitiers est parfois décrit comme de plus en plus irrégulier, notamment en régions méridionales. En Languedoc et en basse vallée du Rhône sont ainsi citées des floraisons moins synchrones entre variétés devant s’inter-polliniser, plus ‘laborieuses’ chez des variétés à besoin en froid ‘élevé’ (cerisier) ou de floraisons plus étalées en considérant l’ensemble des espèces cultivées dans une même exploitation.

Ces irrégularités ainsi que les avancées de floraison précédemment évoquées sont globalement associées en régions méridionales à des perceptions de températures de plus en plus ‘douces’ à diverses périodes de l’automne au printemps (Roussillon, Vallées du Rhône et de la Durance).

Concernant le comportement des insectes pollinisateurs, le changement climatique par lui-même n’est pas signalé comme un des facteurs ayant pu diminuer l’importance des colonies d’abeilles. Par contre des floraisons plus précoces sont signalées (Loire, Drôme) comme pouvant être non synchrones avec les périodes plus tardives de butinage des abeilles.

Impacts sur la maturité et récolte des fruits

Similairement aux périodes de floraison, les périodes de maturité et de récolte des fruits sont décrites comme plus précoces qu’autrefois pour les espèces à pépins et à noyau tant en régions méridionales que du centre (Loire). Ainsi dans la Drôme, du pommier cultivé en altitude aurait vu sa récolte avancée d’environ 2 à 3 semaines, alors que cette avancée n’aurait pas dépassé une semaine dans le massif du Pilat (en lien avec l’avancée de floraison). Des maturités et récoltes plus précoces sont également citées pour le châtaignier (Ardèche) et le noyer (vallée de l’Isère).

Impacts sur la qualité des fruits

En matière de qualité des fruits, des observations sont mentionnées pour divers critères commerciaux sous forme d’évènements semblant de plus en plus fréquents en relation avec diverses conditions climatiques qui seraient également plus fréquentes. Le plus souvent ces observations correspondent à des impacts défavorables sur la qualité des fruits.

Des insuffisances de coloration sont notamment citées tant pour les pommes bicolores (Languedoc, vallées du Rhône et de la Durance, Loire) que pour la mirabelle (Lorraine). Des malformations de fruits les rendant impropres à la vente sont également citées, notamment des fruits doubles pour la cerise (Languedoc) ainsi que des fraises déformées (Dordogne). Des fruits moins juteux sont signalés pour les fruits à noyau en basse vallée du Rhône.

Globalement ces effets défavorables sont associés à des températures printanières et estivales plus fréquemment élevées et des amplitudes journalières plus réduites en été et en automne. Des températures relativement élevées en fin de printemps et durant l’été seraient toutefois favorables à la production de fruits plus sucrés, ce qui est signalé comme une amélioration de la qualité gustative favorable à plus de consommation pour les fruits d’été tant en régions méridionales (Roussillon, vallée du Rhône) que septentrionales (Lorraine).

Enfin sont plus rarement mentionnées des chutes de bourgeons floraux et des anomalies florales dont l’intensité apparaitrait de plus en plus excessive, aussi bien chez certaines variétés de poirier et pommier (Hauts de France) que d’abricotier et pêcher (Languedoc).

Les auteurs de l’ouvrage remercient les contributeurs qui ont apporté leur témoignage : Cyril Sévely, Christophe Chamet, Emmanuel Dalle, Mickael Mazend, Philippe Blanc, Marion Curti, Thierry Begel, Pierre-Olivier Giroud, François Veyrier, Pascal Borioli, Philippe Chartier, Claude Lechenard, Déplaude, Marylène Folcher, Cédric Vidal, Eric Hostalnou, Jean-Pierre Klein, Marc Sinibaldi, Patrick Rouveyre, Gregoire Mas, Patrice Saussac, Mary Reynard, Guy Arnaud, Jean-Pierre Klein, Daniel Fayard, Christophe Chamet, J-M Serre, Jean-Michel Thevier, Mercier Alain, Erwan Le Texier, Lucile Paris, Céline Duilhac, Yves Fournier, Gouhier Stephane, Denis Dorques, Allix Margaux, Guy Phillips, Benoit Piron, Bruno Vaissiere, Jacques Malagie, Maxime Delbuois, Christophe Roduit, Michel Cazalis, Eric Bertoncello, Emmanuelle Delpech, Véronique Mannon, Jean Arpaillange.

Ce texte est extrait de l’ouvrage à paraître : « Les productions fruitières à l’heure du changement climatique. Quelles vulnérabilités et opportunités en régions tempérées ? »
Jean-Michel Legave, coord.
Editions QUAE Collection Synthèses, environ 350 pages